Enfin du jeu !
Dans un match oĂą l’on ne s’est pas ennuyĂ©, l’OM s’est finalement imposĂ© et atteint donc les demi-finales de la coupe de la Ligue, qu’il jouera Ă Toulouse…
Surpris rapidement…
Sans Brandao, blessé de dernière minute, les Olympiens étaient pourtant rentrés tambours battants dans cette partie. Une première incursion de Ben Arfa, une occasion de Niang, un déboulé de Valbuena, une tête de Diawara et tout ça en moins de cinq minutes ! Et pourtant, sur leur premier contre, ce sont bien les Lillois qui ont ouvert la marque. A l’origine, c’est l’excellent Hazard qui emmena l’offensive et qui servit De Melo dont la frappe écrasée trompa totalement Mandanda. Quand on connaît la force de frappe des Dogues, on se disait que cela était bien mal parti pour l’OM dans ce match de coupe…
Lucho relance le match
Heureusement finalement que les Marseillais ne se posèrent pas trop de questions et reprirent quasiment instantanément le match par le bon bout. En effet, seulement cinq petites minutes après l’ouverture du score, sur un centre bien travaillé de Kaboré, Vandam manqua totalement son contrôle de la poitrine dans la surface de réparation. Et qui était là pour catapulter le ballon sous la transversale de Landreau : Lucho Gonzalez. Souvent critiqué, l’Argentin a prouvé une nouvelle fois qu’il n’était pas un joueur qui se cachait. C’est d’ailleurs avec satisfaction que l’on s’aperçoit que Lucho est régulièrement dans la surface de réparation et qu’il a le geste juste, puisque c’est déjà son cinquième but de la saison pour autant de passes décisives. Finalement pas si mal pour un joueur qui a été souvent blessé et qui est loin d’être à son meilleur niveau.
Quand les équipes ne ferment pas le jeu…
Deux buts en seulement dix petites minutes, voilĂ qui faisait bon ĂŞtre au stade VĂ©lodrome ce mercredi soir mĂŞme si le froid s’était Ă©galement invitĂ© Ă la partie. On retiendra surtout que cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un match avec autant de rythme, preuve que les Lillois Ă©taient venus avec de bien belles intentions. Du coup, la qualitĂ© du jeu produite par les deux Ă©quipes tout au long de cette rencontre est Ă mettre largement en avant. Sans fermer le jeu, les joueurs de Rudi Garcia ont prouvĂ© qu’il n’est pas forcĂ©ment nĂ©cessaire de jouer avec dix dĂ©fenseurs pour mettre en difficultĂ© une Ă©quipe. Et si l’OM n’avait pas jouĂ© une bonne partie la seconde mi-temps Ă 11 contre 10…
Encore des faits de jeu !

Car le match a encore vraisemblablement basculé en tout début de seconde mi-temps. Ainsi, sur un contre rondement mené, Valbuena lança en profondeur Niang. Juste après être entré dans la surface, le Sénégalais s’écroula et tout le stade crut alors au penalty… mais M.Piccirillo en décida tout autrement. A la vue des images, on peut maintenant affirmer qu’il y avait clairement faute sur Niang mais que celle-ci était commise en dehors de la surface. L’arbitre s’était donc trompé mais n’avait pas complètement faussé le match, ce qui aurait sans doute été le cas s’il avait sifflé penalty. Mais comme souvent en pareil cas, cette décision en amena une autre quasiment dans la foulée avec l’expulsion de Cabaye pour un deuxième carton jaune. Faut-il y voir une décision de cause à effet ? Si on est honnête, on peut répondre évidemment par l’affirmative. Mais si on creuse un peu et qu’on analyse les deux fautes de Cabaye, on s’aperçoit que celles-ci méritaient amplement leur sanction disciplinaire, surtout la première. L’expulsion n’est donc pas totalement un scandale même si elle change évidemment la physionomie de cette fin de partie.
Et revoilĂ Valbuena !
Ainsi, en supériorité numérique, les Marseillais réussirent à se créer une bonne demi-douzaine d’occasions même s’il faut bien reconnaître que Lille eut également de belles opportunités, ce qui prouve une fois de plus la qualité de cette formation nordiste. Mais au final, c’est grâce au potentiel offensif de son équipe que l’OM l’a emporté. Au départ de l’action, on put admirer une feinte superbe d’Abriel, rentré quelques minutes auparavant, qui permit à l’ancien lorientais de lancer Niang dans la profondeur. Le Sénégalais retrouva alors Valbuena qui plaça une frappe enroulée impeccable pour battre Landreau et qualifier ainsi l’OM. Il est d’ailleurs important d’insister ici sur la performance de Mathieu Valbuena qui avait déjà quasiment marqué un premier but quelques secondes auparavant sur un corner dévié de Cheyrou. Tout au long de la partie, « Petit Vélo » s’est battu et il fut donc récompensé. Et malgré une ultime tentative de Béria dont la frappe s’échouait sur la transversale d’Andrade qui avait remplacé Mandanda légèrement touché à la mi-temps, l’OM tenait sa qualification pour les demi-finales… où il faudra cette fois aller chercher la victoire à Toulouse !
Comme nous l’annoncions dans notre analyse d’avant match, il paraissait évident que Didier Deschamps opterait pour un 4-4-2 classique afin de titulariser Hatem Ben Arfa et Mathieu Valbuena. En effet, pour la cohésion du groupe, il est tout à fait logique que des joueurs qui font des entrées aussi remarquées que celles entrevues à Bordeaux soient récompensés le match suivant. D’ailleurs, il est à noter que les deux hommes ont su prendre leurs responsabilités en affichant tous deux une belle envie. Mais surtout, on notera qu’avec Ben Arfa et Valbuena, l’OM gagne en percussion, les deux joueurs étant de fins dribbleurs. A Deschamps maintenant de s’en servir intelligemment dans le futur, sans les remettre au placard pour une durée indéterminée sans que l’on puisse vraiment comprendre pourquoi…


Quand on vient jouer sous les couleurs de l’Olympique de Marseille, cela devrait ĂŞtre avant toute chose une immense fiertĂ©. En effet, des milliers de supporters viennent garnir les travĂ©es du VĂ©lodrome mĂŞme en hiver, bravant ainsi le froid et la pluie pour soutenir leur Ă©quipe favorite. Qu’est-ce qu’ils attendent en retour ? La victoire Ă©videmment. Le spectacle aussi. Mais au-delĂ de cela, ils espèrent voir des guerriers. Des joueurs qui ne lâchent rien de la première Ă la dernière minute. C’est pour cela qu’Heinze est respectĂ© dans le stade et que Brandao malgrĂ© sa pauvretĂ© technique, son manque de rĂ©alisme, n’est pas la cible des supporters. Parce qu’il se bat !
C’est la question que l’on est en droit de se poser quand on voit le rendement de Lucho et Mbia. Les deux joueurs n’arrivent jamais Ă aligner trois ou quatre rencontres consĂ©cutives sans se blesser. Comment dans ces conditions arriver Ă trouver des automatismes avec ses coĂ©quipiers, acquĂ©rir du rythme et surtout apporter un plus Ă son Ă©quipe ?
Si l’on craignait que la rĂ©pĂ©tition des rencontres ait Ă©moussĂ©e l’Ă©quipe phocĂ©enne, l’OM nous a vite rassurĂ©s. Très en jambes, les PhocĂ©ens allaient partir sur les chapeaux de roue. Brandao tout d’abord Ă©tait bien lancĂ© dès la 4ème minutes par un Lucho bien inspirĂ©. Malheureusement pour Marseille, le BrĂ©silien n’y arrive plus… Mais ce n’Ă©tait que partie remise puisque trois minutes plus tard, Tavlaridis faisait une faute sur KonĂ©, empĂŞchant ainsi une action de but. Monsieur Gautier n’hĂ©sitait pas une seule seconde et sortait le rouge. Comme contre Nice, les Marseillais allaient donc jouer le match quasiment en entier Ă 11 contre 10.

t pas prêt d’abdiquer. Loin de se démobiliser, les Olympiens repartirent de plus belle grâce notamment à un Taiwo de nouveau actif dans son couloir gauche. D’ailleurs, c’est sur une montée rageuse du Nigérian que l’OM allait trouver la faille. Un centre parfait du Nigérian au second poteau atterrissait sur Brandao dont la tête était repoussée sur la ligne. Mais le ballon revenait alors sur Lucho qui se muait de nouveau en buteur grâce à une demi-volée au ras du poteau. La folie regagnait alors les travées du Vélodrome d’autant que quelques minutes plus tard, tout le stade apprenait à l’unisson l’ouverture du score de Zürich face à Milan… l’exploit était alors à portée des mains des Marseillais.
ue dans ces conditions, face certainement à l’une des équipes les plus faibles de Ligue 1, le spectacle fut loin d’être enivrant… On peut même le dire haut et fort, on s’est ennuyé ferme durant toute la première période où seul un magnifique arrêt de Mandanda sur une frappe de Maoulida nous a fait quelque peu vibrer. Pour le reste, ce fut des plus médiocres, la faute surtout à une attaque olympienne peu inspirée. Certains mettront peut-être en avant le manque d’automatismes entre Niang, Morientes et Koné mais cette excuse semble un peu trop facile pour des joueurs qui s’entraînent ensemble six fois par semaine !