Sup d'OM, commission du BDE d'Euromed-Management de Marseille, s'occupe principalement de l'aide au devoir des jeunes du centre de formation de l'OM.

Enfin du jeu !

Dans un match oĂą l’on ne s’est pas ennuyĂ©, l’OM s’est finalement imposĂ© et atteint donc les demi-finales de la coupe de la Ligue, qu’il jouera Ă  Toulouse…

Surpris rapidement…

Sans Brandao, blessé de dernière minute, les Olympiens étaient pourtant rentrés tambours battants dans cette partie. Une première incursion de Ben Arfa, une occasion de Niang, un déboulé de Valbuena, une tête de Diawara et tout ça en moins de cinq minutes ! Et pourtant, sur leur premier contre, ce sont bien les Lillois qui ont ouvert la marque. A l’origine, c’est l’excellent Hazard qui emmena l’offensive et qui servit De Melo dont la frappe écrasée trompa totalement Mandanda. Quand on connaît la force de frappe des Dogues, on se disait que cela était bien mal parti pour l’OM dans ce match de coupe…

Lucho relance le match

Heureusement finalement que les Marseillais ne se posèrent pas trop de questions et reprirent quasiment instantanément le match par le bon bout. En effet, seulement cinq petites minutes après l’ouverture du score, sur un centre bien travaillé de Kaboré, Vandam manqua totalement son contrôle de la poitrine dans la surface de réparation. Et qui était là pour catapulter le ballon sous la transversale de Landreau : Lucho Gonzalez. Souvent critiqué, l’Argentin a prouvé une nouvelle fois qu’il n’était pas un joueur qui se cachait. C’est d’ailleurs avec satisfaction que l’on s’aperçoit que Lucho est régulièrement dans la surface de réparation et qu’il a le geste juste, puisque c’est déjà son cinquième but de la saison pour autant de passes décisives. Finalement pas si mal pour un joueur qui a été souvent blessé et qui est loin d’être à son meilleur niveau.

Quand les équipes ne ferment pas le jeu…

Deux buts en seulement dix petites minutes, voilĂ  qui faisait bon ĂŞtre au stade VĂ©lodrome ce mercredi soir mĂŞme si le froid s’était Ă©galement invitĂ© Ă  la partie. On retiendra surtout que cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un match avec autant de rythme, preuve que les Lillois Ă©taient venus avec de bien belles intentions. Du coup, la qualitĂ© du jeu produite par les deux Ă©quipes tout au long de cette rencontre est Ă  mettre largement en avant. Sans fermer le jeu, les joueurs de Rudi Garcia ont prouvĂ© qu’il n’est pas forcĂ©ment nĂ©cessaire de jouer avec dix dĂ©fenseurs pour mettre en difficultĂ© une Ă©quipe. Et si l’OM n’avait pas jouĂ© une bonne partie la seconde mi-temps Ă  11 contre 10…

Encore des faits de jeu !

Car le match a encore vraisemblablement basculé en tout début de seconde mi-temps. Ainsi, sur un contre rondement mené, Valbuena lança en profondeur Niang. Juste après être entré dans la surface, le Sénégalais s’écroula et tout le stade crut alors au penalty… mais M.Piccirillo en décida tout autrement. A la vue des images, on peut maintenant affirmer qu’il y avait clairement faute sur Niang mais que celle-ci était commise en dehors de la surface. L’arbitre s’était donc trompé mais n’avait pas complètement faussé le match, ce qui aurait sans doute été le cas s’il avait sifflé penalty. Mais comme souvent en pareil cas, cette décision en amena une autre quasiment dans la foulée avec l’expulsion de Cabaye pour un deuxième carton jaune. Faut-il y voir une décision de cause à effet ? Si on est honnête, on peut répondre évidemment par l’affirmative. Mais si on creuse un peu et qu’on analyse les deux fautes de Cabaye, on s’aperçoit que celles-ci méritaient amplement leur sanction disciplinaire, surtout la première. L’expulsion n’est donc pas totalement un scandale même si elle change évidemment la physionomie de cette fin de partie.

Et revoilĂ  Valbuena !

Ainsi, en supériorité numérique, les Marseillais réussirent à se créer une bonne demi-douzaine d’occasions même s’il faut bien reconnaître que Lille eut également de belles opportunités, ce qui prouve une fois de plus la qualité de cette formation nordiste. Mais au final, c’est grâce au potentiel offensif de son équipe que l’OM l’a emporté. Au départ de l’action, on put admirer une feinte superbe d’Abriel, rentré quelques minutes auparavant, qui permit à l’ancien lorientais de lancer Niang dans la profondeur. Le Sénégalais retrouva alors Valbuena qui plaça une frappe enroulée impeccable pour battre Landreau et qualifier ainsi l’OM. Il est d’ailleurs important d’insister ici sur la performance de Mathieu Valbuena qui avait déjà quasiment marqué un premier but quelques secondes auparavant sur un corner dévié de Cheyrou. Tout au long de la partie, « Petit Vélo » s’est battu et il fut donc récompensé. Et malgré une ultime tentative de Béria dont la frappe s’échouait sur la transversale d’Andrade qui avait remplacé Mandanda légèrement touché à la mi-temps, l’OM tenait sa qualification pour les demi-finales… où il faudra cette fois aller chercher la victoire à Toulouse !

Succès laborieux mais précieux…

L’OM a eu toutes les peines du monde Ă  s’imposer au VĂ©lodrome. Mais au final, on ne retiendra que ces trois points Ă´ combien prĂ©cieux…

Un schéma tactique attendu

Comme nous l’annoncions dans notre analyse d’avant match, il paraissait évident que Didier Deschamps opterait pour un 4-4-2 classique afin de titulariser Hatem Ben Arfa et Mathieu Valbuena. En effet, pour la cohésion du groupe, il est tout à fait logique que des joueurs qui font des entrées aussi remarquées que celles entrevues à Bordeaux soient récompensés le match suivant. D’ailleurs, il est à noter que les deux hommes ont su prendre leurs responsabilités en affichant tous deux une belle envie. Mais surtout, on notera qu’avec Ben Arfa et Valbuena, l’OM gagne en percussion, les deux joueurs étant de fins dribbleurs. A Deschamps maintenant de s’en servir intelligemment dans le futur, sans les remettre au placard pour une durée indéterminée sans que l’on puisse vraiment comprendre pourquoi…

Le Mans ouvre le score en contre

Dans ce schéma tactique, Niang avait en plus moins de responsabilité défensive, ce qui n’était pas forcément une mauvaise chose tant le Sénégalais a puisé dans ses réserves depuis son retour à la compétition… L’OM était donc armé pour atomiser cette équipe mancelle et on crut bien que le festival offensif allait débuter dès la 6e minute de jeu quand Valbuena plaça une frappe maligne à l’entrée de la surface de réparation. Battu, Roche ne pouvait que regarder le ballon heurter son poteau… On pensait alors que cela ne serait que partie remise mais au final, une fois de plus, on déchanta rapidement. Sur un contre parfaitement joué, Helstad se jouait de Bonnart pour donner un caviar au meilleur buteur du Mans, Anthony Le Tallec. Ce dernier ne manquait évidemment pas l’aubaine et refroidissait ainsi considérablement le Vélodrome.

Niang, capitaine sauveur !

Dans ces cas-là, quand on sent les Olympiens incapables de trouver des solutions, quand l’espoir commence à s’amenuiser, il reste un homme : capitaine Niang ! Certes, Mamadou n’a pas été omniprésent ce mercredi soir et n’a pas fait des actions de classe dont lui seul a le secret, mais au final, on ne peut que constater que c’est encore lui qui a marqué les deux buts de l’OM. Alors évidemment que sur le premier, Niang a la réussite de voir sa déviation de la poitrine tromper Roche… bien sûr aussi que transformer un penalty reste à la portée de tout footballeur… mais encore une fois, ce ne peut être le hasard quand on s’aperçoit que ce sont toujours les mêmes joueurs qui savent tirer profit de la moindre occasion alors que d’autres en ratent une bonne flopée !

Brandao, l’anti-Niang… et inversement !

Et évidemment, le raccourci est peut-être tout trouvé quand on évoque l’autre attaquant de l’OM. En effet, on a souvent l’impression que Brandao est pataud, voire maladroit devant les buts. Pourtant, on ne peut que constater ce mercredi soir encore que le Brésilien a su être à l’origine des deux buts de l’OM. Sur le premier, du haut de son mètre quatre-vingt-neuf, Brandao a su remiser parfaitement le cuir de la tête pour servir idéalement Niang. Et sur le second, c’est tout simplement lui qui provoque le penalty même si son crochet avait pris des allures d’ouverture ! A contrario, quand Niang s’est retrouvé en face à face avec Roche, il avait l’occasion de rendre la pareille à son compère d’attaque en lui glissant le ballon. Mais Mamadou n’est pas aussi altruiste que Brandao et il a alors tenté un crochet supplémentaire pour inscrire un triplé… On peut donc en conclure aisément que les deux attaquants de l’OM font la paire et quand l’un est absent, comme ce fut le cas récemment de Niang, l’autre en pâtit énormément !

L’OM reste en course

Cette parenthèse sur les deux attaquants olympiens faite, on peut Ă©galement noter que sur cette rencontre, Marseille n’a pas su faire le break, un fois de plus cette saison. Ainsi, Ă  de nombreuses reprises, il manqua toujours un brin de ceci et un rien de cela pour augmenter le score. Et Ă©videmment que dans ces conditions, en restant Ă  portĂ©e de fusil, l’OM prenait l’énorme risque de tout perdre sur la fin. D’ailleurs, plusieurs frayeurs gagnèrent les travĂ©es du VĂ©lodrome, notamment sur un retour approximatif de M’Bow qui manquait de marquer contre son camp Ă  un quart d’heure de la fin du match ou encore dans les ultimes secondes de la partie quand Mandanda rĂ©ussissait une sortie impeccable au devant de Lamah qui allait le dĂ©fier en un contre un. Bref, l’OM a mĂ©ritĂ© sa victoire mais l’OM aurait très bien pu perdre encore de nouveaux points lors de cette 21e journĂ©e. Alors ne faisons pas la fine bouche et contentons-nous du fait que l’OM reste placĂ©, profitant en plus du faux-pas de Lille Ă  Sochaux, les Nordistes Ă©tant par ailleurs la seule Ă©quipe de tĂŞte Ă  avoir perdu des plumes ce mercredi soir…

Quand l’arbitrage dĂ©moralise…

Le sentiment qui prĂ©domine Ă  la fin de ce Bordeaux-OM reste la frustration… entre erreur d’arbitrage et manque flagrant de rĂ©ussite, il y a de quoi fulminer !

Bordeaux impose un gros rythme

Le choc de cette vingtième journée entre Bordelais et Olympiens n’aura pas tenu toutes ses promesses. La faute en partie à une équipe marseillaise faiblarde en première mi-temps. En effet, avant que l’impensable décision d’arbitrage vienne gâcher la rencontre, on avait vu un Bordeaux largement dominateur. On se disait alors que le champion en titre méritait amplement son nouveau statut de leader incontesté tant les Marseillais ne furent pas dangereux tout au long de la première période. Cependant, en ne réussissant pas à concrétiser plusieurs de leurs offensives, les Girondins n’étaient pas à l’abri de se prendre un contre…

Les lunettes sont aussi en soldes !

Toute cette analyse était valable jusqu’à l’ultime seconde de la première mi-temps, au moment même où l’impensable se produisit. Sur un centre anodin, Mandanda sortit pour capter le ballon que Chamakh convoitait également. Le Marocain bouscula alors le portier olympien qui, déstabilisé en l’air, perdit la maîtrise du cuir et le propulsa dans ses propres filets. Quand on sait qu’une charge sur le gardien est un acte interdit au football, il ne faisait aucun doute que le but serait refusé. Mais à la stupeur générale, M. Duhamel accorda bel et bien le but après avoir consulté une deuxième fois son arbitre assistant. D’ailleurs, on se demande encore comme Emmanuel Boisdenghien, placé idéalement sur l’action, n’a pas vu la faute de Chamakh. Et puisque c’est la période des soldes, il faudrait peut-être que certains arbitres s’achètent des lunettes !

Sans réaction…

Pour autant, on se demande encore pourquoi Steve Mandanda n’est pas sorti de ses gonds sur cette phase de jeu. Que le portier olympien soit un calme, c’est une chose… mais parfois, il faut savoir se faire violence. Et cette remarque pourrait être également valable pour tous les joueurs de l’OM qui ont repris la seconde période comme si de rien n’était. Aucun esprit de révolte, aucun contact pour montrer une présence virile… le néant ou presque, ce qui montre un véritable manque de caractère dans cette formation marseillaise. Sans vouloir toujours être rattrapé par le passé, on s’aperçoit qu’un joueur comme l’emblématique Cana manque aujourd’hui cruellement à l’équipe de Deschamps.

Une expulsion qui change tout…

Cependant, à l’heure de jeu, juste après la sortie de Carrasso sur blessure, un deuxième fait de match vint changer le cours de la partie. Suite à une passe mal assurée de Chalmé qui lança malencontreusement Niang dans la profondeur, Planus commit l’irréparable à l’entrée de la surface de réparation bordelaise en taclant le Sénégalais par derrière. M. Duhamel n’hésita pas une seconde et expulsa le défenseur central bordelais. Compensation diront certains, logique répondront d’autres… La seule chose dont on est certain, c’est que quand ce genre d’action n’est sanctionnée que d’un simple avertissement, c’est totalement incohérent. Et comme il n’existe rien entre le jaune et rouge ! Toujours est-il qu’à dix contre onze, la physionomie de la rencontre allait totalement basculer.

Bordeaux ne cède qu’une fois…

En effet, si dans un premier temps les Girondins réussirent à contenir les Marseillais, ils baissèrent terriblement de pied en fin de rencontre. Et à partir de là, ce fut une véritable déferlante. Si Tremoulinas retarda l’échéance en sauvant sur sa ligne une tête de Niang, l’égalisation intervint tout de même à la 81e minute de jeu. Sur un coup franc d’Abriel doublement dévié par les têtes de Valbuena et surtout Brandao, le ballon revint sur la poitrine de Cheyrou qui sortit un enchaînement contrôle de la poitrine reprise de volée parfait pour tromper Ramé à bout portant. L’OM revenait alors totalement dans le match et les minutes qui suivirent furent vraiment folles, les Olympiens se créant plusieurs énormes occasions. Entre une frappe de Lucho déviée in extremis par Ramé, une autre de Valbuena au ras du poteau ou encore une toute dernière de Niang contrée par le jeune Sané, Marseille ne parvenait pas à faire chuter Bordeaux.

Une Ligue 1 déjà pliée ?

Du coup, il est évident qu’au final, on peut être terriblement frustré que les Olympiens n’aient pas réussi à vaincre le signe indien. Comme le disait Deschamps en fin de rencontre, les Marseillais n’ont jamais été aussi près de s’imposer en Gironde. Emmenés par deux joueurs en partance au début du mercato (Valbuena et Ben Arfa), les Phocéens ont tout tenté durant le dernier quart d’heure. Mais au final, c’est tout de même Bordeaux qui fait la bonne opération de la soirée puisque Marseille reste à distance : avec onze points de retard (huit si on considère que l’OM gagne son match en retard), il faudra tout de même cravacher dur pour revenir sur le leader. Et à vrai dire, cela risque d’être tout aussi difficile d’accrocher une place en Ligue des Champions vue que des équipes comme Lille se mêlent aujourd’hui à la lutte. Mais avec l’état d’esprit affiché en fin de rencontre, Marseille peut encore finir fort cette saison. C’est tout le mal que l’on souhaite aux hommes de Didier Deschamps…

L’OM ne lâche rien !

Après s’ĂŞtre qualifiĂ©s en coupe de France, les Olympiens continuent aussi l’aventure en coupe de la Ligue. Mais ce ne fut pas simple…

Lucho bien en jambes

On attendait ce match à Saint-Etienne avec impatience, notamment pour voir les retours dans l’équipe de Lucho et Niang. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on n’a pas été déçu. En effet, revenons d’abord sur la prestation de l’Argentin qui est toujours controversé depuis son arrivée, surtout par rapport au fort investissement du club. Après une nouvelle blessure à la clavicule, Lucho a réussi un retour très intéressant dans le Forez, réussissant à se placer entre les lignes à merveille. Ainsi, il fut à l’origine du bon début de match de l’OM, en attirant le ballon dans l’entre jeu comme un véritable aimant…

Les Verts ouvrent le score…

Mais cette entame de rencontre ne fut pas payante pour les Marseillais. La faute à des Stéphanois qui, malgré des lacunes techniques, mordaient davantage dans le ballon. Le contraste était d’ailleurs saisissant entre une équipe qui essayait de poser le jeu et une autre qui tentait les interceptions pour placer des contres meurtriers. C’est d’ailleurs sur un contre que l’OM aurait dû se créer une première occasion franche mais Matuidi parvint à annihiler l’offensive olympienne tout en relançant son équipe. Une intervention plus que décisive car dans la foulée, Payet réalisait une louche parfaite pour lancer Sako qui prenait le dessus physiquement sur Bonnart avant de placer le ballon entre les jambes d’Andrade.

Deux nouveaux buts en deux minutes !

Après un tel début de rencontre, il n’y avait cependant pas de quoi se décourager. Les Olympiens le comprirent aisément et on sentait déjà bien qu’il y allait avoir beaucoup de buts dans cette rencontre tant les espaces entre les lignes étaient flagrants, d’un côté comme de l’autre. Sur une attaque placée, l’OM allait d’ailleurs rapidement égaliser. A la baguette, Lucho servait Abriel sur le côté droit dont le centre était un véritable caviar pour Brandao. Peu en réussite depuis de nombreuses semaines, le Brésilien parvenait à concrétiser l’aubaine… en deux temps tout de même, sa première tentative étant formidablement repoussée par le gardien n°2 de St-Etienne, Coulibaly. Mais cette égalisation n’eut pas le temps d’être savourée par les hommes de Deschamps puisque deux petites minutes plus tard, Bergessio redonnait l’avantage aux Verts de la tête suite à un coup de pied arrêté.

Une injustice réparée…

La fin de la première mi-temps fut moins alléchante malgré une nouvelle possibilité d’égalisation pour Diawara qui, à la récupération sur un corner offensif, n’appuya pas une demi-volée du gauche. Si on pouvait s’énerver après le Sénégalais, ce ne fut rien quand à la 40e, l’arbitre de la rencontre, M. Jaffredo, n’accorda pas un penalty aux Olympiens suite à une main évidente d’Andreu. L’année 2010 semble repartir de la même manière que 2009, les mains dans la surface n’étant jamais en faveur de l’OM ! Qu’à cela ne tienne, malgré cette injustice, les Marseillais allaient profiter d’un autre coup du sort à l’heure de jeu. Entre une sortie ratée de Coulibaly et un retour peu convaincant de Benalouane, Brandao s’offrait un doublé en poussant le ballon dans les filets vides. Si le Brésilien n’a pas marqué deux buts venus d’un autre monde, il n’en reste pas moins qu’il fut là au bon moment, ne lâchant rien comme à son habitude.

Niang, de retour et déjà décisif !

A 2-2, le match prit une tout autre tournure. Deschamps lança d’abord Niang puis Valbuena, montrant clairement que l’OM voulait s’imposer dans le temps réglementaire. Et du coup, à force de trop vouloir appuyer sur l’accélérateur, les Marseillais en oublièrent certains fondamentaux. Mais les attaquants stéphanois ne surent pas négocier les supériorités numériques qui leur furent offertes… Du côté de l’OM, Niang ne se fit alors pas prier pour convertir sa seule occasion en but. Lancé en profondeur par Brandao, il plaça une frappe croisée du gauche imparable à la 93e, qualifiant par là même l’Olympique de Marseille pour les quarts de finale. Une rencontre qui se jouera cette fois au Vélodrome face à Lille, un adversaire redoutable au vu de ses dernières performances. Mais on n’en est pas encore là… savourons pour l’instant le moment présent en songeant déjà au match importantissime de ce dimanche à Bordeaux.

Trélissac 0-2 OM

L’OM Ă©vite le piège…

C’est sans forcer leur talent que les Marseillais se sont imposĂ©s facilement contre TrĂ©lissac. Une entrĂ©e en matière tranquille en attendant la suite…

Un onze de départ attendu

Avec un nombre conséquent de professionnels absents, Didier Deschamps n’avait pas trop d’alternatives pour cette première rencontre de l’année. Ainsi, il titularisa notamment Mathieu Valbuena, en instance de départ, et cela pourrait peut-être changer le destin de « Petit Vélo ». Car sans être transcendant, Valbuena s’est montré impliqué dans cette rencontre, preuve qu’il n’est pas encore parti… d’autant que les offres ne semblent pas être nombreuses à arriver sur les bureaux des dirigeants de l’Olympique de Marseille.

Ben Arfa repart fort !

Pour en revenir à cette rencontre, il faut avouer que les Olympiens se sont facilités le travail en marquant rapidement. En effet, dès le quart d’heure de jeu, l’OM a réussi le plus difficile grâce à une formidable accélération d’Hatem Ben Arfa. Parti de son côté gauche fétiche, celui qui fait couler beaucoup d’encre dans les journaux ces dernières semaines a percé la défense de Trélissac. Ainsi, après avoir éliminé deux adversaires grâce à deux feintes similaires, Hatem centra en retrait pour Abriel qui écrasa sa frappe. Le cuir revint alors dans les pieds de Ben Arfa, à la limite du hors-jeu, qui réalisa un enchaînement pied gauche rapide pour lober le gardien de Trélissac.

L’OM tarde à doubler la mise

La suite de la rencontre fut quelque peu insipide. Marseille ne voulait pas prendre le moindre risque et faisait tourner le ballon au milieu de terrain, n’accélérant le jeu qu’à peu de reprises. De leur côté, même menés au score, les joueurs de Trélissac ne pensaient qu’à défendre… ce que l’on peut comprendre tant la différence de niveau entre les deux équipes était évidente. Plus physiques et plus techniques, les Olympiens se créaient tout de même plusieurs occasions mais ni Brandao, ni Ben Arfa ne parvinrent à mettre le club phocéen à l’abri. C’est donc avec cet avantage minimal que les Marseillais rejoignaient les vestiaires à la pause.

Les Olympiens gèrent sans forcer

Et la seconde période ne fut pas non plus palpitante. On sentait que cette rencontre était effectivement un match de reprise et, comme l’OM avait très mal fini 2009, les joueurs de Deschamps ne souhaitaient pas prendre le moindre risque. Ils restèrent ainsi bien en place, se permettant même le luxe d’attendre cette équipe de Trélissac. Mandanda n’eut finalement qu’une seule frayeur à l’heure de jeu : sur un coup franc tiré à ras de terre, le ballon traîna dans la surface de réparation sans que personne ne le touche et Mandanda capta alors sans souci le cuir.

Cheyrou envoie l’OM dans le Nord !

Et un petit quart d’heure plus tard, sur un débordement similaire à celui de Ben Arfa en première mi-temps, Valbuena mystifia son défenseur pour centrer au cordeau sur Cheyrou. Le capitaine olympien dévia alors le ballon de la cuisse pour tromper une seconde fois le gardien de Trélissac. Ce but donna un coup de bambou de plus aux hommes de Bruno Steck et la rencontre se finit sans autre coup d’éclat. Deschamps voulait éviter d’avoir le bonnet d’âne, il doit donc être ravi puisque l’OM va poursuivre son parcours en Coupe de France. Et ce sera encore à l’extérieur puisque le tirage au sort, qui avait lieu dans la foulée de la rencontre, a désigné comme prochain adversaire des Marseillais le vainqueur du match qui opposera Compiègne à Lens. Autrement dit, ce sera le Nord… ce qui ne facilitera pas la tâche des Olympiens en ce mois de janvier frileux !

Source : www.lephoceen.fr

OM 0-2 Auxerre : Marseille laisse Bordeaux s’envoler

En s’inclinant contre Auxerre, les Olympiens n’auront pas offert de cadeaux Ă  leurs supporters. Pire, ils ont peut-ĂŞtre perdu le titre dès ce soir…

Quand on vient jouer sous les couleurs de l’Olympique de Marseille, cela devrait ĂŞtre avant toute chose une immense fiertĂ©. En effet, des milliers de supporters viennent garnir les travĂ©es du VĂ©lodrome mĂŞme en hiver, bravant ainsi le froid et la pluie pour soutenir leur Ă©quipe favorite. Qu’est-ce qu’ils attendent en retour ? La victoire Ă©videmment. Le spectacle aussi. Mais au-delĂ  de cela, ils espèrent voir des guerriers. Des joueurs qui ne lâchent rien de la première Ă  la dernière minute. C’est pour cela qu’Heinze est respectĂ© dans le stade et que Brandao malgrĂ© sa pauvretĂ© technique, son manque de rĂ©alisme, n’est pas la cible des supporters. Parce qu’il se bat !

Et ce soir, c’est un OM apathique que l’on a vu sur la pelouse. Un OM qui n’a pas envie, qui se traĂ®ne sur le terrain. Marseille Ă©tait-il distancĂ© irrĂ©mĂ©diablement au classement ? Non, les Olympiens jouaient au mieux pour espĂ©rer revenir sur le champion en titre ou pour ne pas lâcher plus de terrain, au pire. Ce manque d’envie de la part des PhocĂ©ens est donc incomprĂ©hensible et intolĂ©rable.

Si l’envie n’y Ă©tait pas, le talent non plus. En effet, nous ne reviendrons mĂŞme pas sur le cas Brandao. Le joueur n’a rien Ă  faire dans un club comme l’OM si ce n’est pour rentrer dans les vingt dernières minutes d’un match pour prĂ©server le score si son Ă©quipe est en train de mener. On ne dira pas un mot non plus sur Morientes. Car si le BrĂ©silien est mauvais, il est au moins sur le terrain. L’Espagnol, lui, ne peut mĂŞme plus prĂ©tendre Ă  cela, sa carrière Ă©tant de toute Ă©vidence derrière lui.

Le cas de KonĂ© inquiète beaucoup plus. Le petit Ivoirien Ă©tait un des seuls Ă  pouvoir apporter un petit plus offensif Ă  son Ă©quipe. On repassera… Après ses duels manquĂ©s face au portier stĂ©phanois, Bakari a de nouveau perdu ses faces Ă  faces avec celui d’Auxerre. Si Ă  la 10e minute il avait logiquement marquĂ©, la physionomie du match aurait Ă©tĂ© tout autre. ForcĂ©ment.

De son cĂ´tĂ©, Ben Arfa a tentĂ© d’apporter Ă  son Ă©quipe. Mais Ă  force de tenter sans jamais rĂ©ussir, on s’en trouve lassĂ©. Pas une fois le joueur n’aura sorti son club d’une impasse, rĂ©alisant une performance que seul le « Messi » français (dixit son prĂ©sident) serait capable de le faire. Bref, comme l’avait dit Deschamps après St-Etienne, si vous ne marquez pas de buts vous ne pouvez pas gagner de matchs. On veut bien le croire. Et dire que certains supporters demandaient que Niang aille faire un tour sur le banc. Par la force des choses, ils sont aujourd’hui servis…

C’est la question que l’on est en droit de se poser quand on voit le rendement de Lucho et Mbia. Les deux joueurs n’arrivent jamais Ă  aligner trois ou quatre rencontres consĂ©cutives sans se blesser. Comment dans ces conditions arriver Ă  trouver des automatismes avec ses coĂ©quipiers, acquĂ©rir du rythme et surtout apporter un plus Ă  son Ă©quipe ?

Les deux dĂ©fenseurs centraux Heinze et Diawara ne nous donnent pas non plus une confiance rĂ©solument optimiste en l’avenir. Cette dĂ©fense n’est pas une muraille infranchissable qui ne tombe que face Ă  des Ă©clairs de gĂ©nie des attaquants adverses. Non, il suffit parfois de pas grand-chose pour la dĂ©stabiliser. ForcĂ©ment gĂŞnant. Si l’OM espère encore pouvoir finir champion Ă  la fin de l’annĂ©e, il faudra que ses recrues, futures et actuelles, jouent la quasi-totalitĂ© des rencontres, sinon elles n’apporteront rien, Ă©videmment.

Si les Olympiens ont fait peine Ă  voir, les Auxerrois n’ont guère Ă©tĂ© plus brillants. Mais eux au moins auront jouĂ© sur leur qualitĂ©. Une dĂ©fense très rigoureuse et des contres rondement menĂ©s. Il n’en fallait pas plus pour battre de faibles olympiens, que l’on a d’ailleurs vu dĂ©sabusĂ©s pendant leur mise au vert d’avant match. Comme si ĂŞtre joueur de football professionnel Ă©tait un mĂ©tier pĂ©nible.

VĂ©ritable pied de nez aux PhocĂ©ens, les Auxerrois se sont mĂŞme offert le luxe d’Ă©viter Ă  KonĂ© de sortir de la pelouse. En effet, suite Ă  un choc entre l’Ivoirien et Birsa, ce dernier, grande classe, indiqua clairement Ă  l’arbitre de rengainer son carton rouge, l’action Ă©tant involontaire. Il devait sĂ»rement savoir qu’il ne servait Ă  rien que l’OM joue Ă  dix, son Ă©quipe Ă©tant de toute façon supĂ©rieure…

Au passage, on passera sous silence la victoire bordelaise Ă  Toulouse pour ne pas dĂ©primer un peu plus ce soir. L’OM est maintenant Ă  onze points du champion en titre auquel on pourra dire dĂ©finitivement adieu sans victoire du cĂ´tĂ© de la Gironde !

Dès lors, la marge de manĹ“uvre des Olympiens et de Deschamps en tĂŞte est bien mince. EspĂ©rer dans un premier temps que les recrues actuelles (Lucho, Mbia, Diawara notamment) tournent Ă  plein rĂ©gime. Ensuite, la grosse lacune de cette Ă©quipe se rĂ©sume surtout Ă  un poste : le buteur ! Ce joueur qui est capable soit de se faire oublier pour mieux marquer son petit but, Ă  la manière d’un TrĂ©zĂ©guet, soit celui qui percute les dĂ©fenses et n’hĂ©site pas Ă  prendre sa chance dans Ă  peu près toutes les situations, Ă  l’image d’un JPP autrefois ou d’un Gignac plus près de nous. Tiens, voilĂ  une piste qui pourrait donner le moral Ă  tout le groupe marseillais et aux supporters avec eux ! Un Valbuena + un Ben Arfa ne permettrait-il pas de se payer un Toulousain qui ne rĂŞve que de jouer sous le maillot blanc ? Aux dirigeants de plancher sur la question…

Source: http://www.lephocéen.fr

Saint-Etienne 0-0 OM : Marseille cale Ă  Geoffroy-Guichard

Si l’on craignait que la rĂ©pĂ©tition des rencontres ait Ă©moussĂ©e l’Ă©quipe phocĂ©enne, l’OM nous a vite rassurĂ©s. Très en jambes, les PhocĂ©ens allaient partir sur les chapeaux de roue. Brandao tout d’abord Ă©tait bien lancĂ© dès la 4ème minutes par un Lucho bien inspirĂ©. Malheureusement pour Marseille, le BrĂ©silien n’y arrive plus… Mais ce n’Ă©tait que partie remise puisque trois minutes plus tard, Tavlaridis faisait une faute sur KonĂ©, empĂŞchant ainsi une action de but. Monsieur Gautier n’hĂ©sitait pas une seule seconde et sortait le rouge. Comme contre Nice, les Marseillais allaient donc jouer le match quasiment en entier Ă  11 contre 10.

Oui mais voilĂ , dans le football, l’expression « dominer n’est pas gagner » est souvent de mise. En effet, il ne suffit pas de se procurer un nombre incalculable d’occasions pour gagner un match de football, il faut en mettre une seule au fond des filets ! Sans en encaisser Ă©videmment. Et cela n’a pas Ă©tĂ© le cas ce soir. Pourtant les Marseillais se sont procurĂ©s un nombre impressionnant d’occasions franches et ne mettre en avant qu’une très bonne partie de Janot serait vous mentir. La vĂ©ritĂ© c’est que l’OM cette annĂ©e n’a pas de tueur devant les cages, le genre de joueur qui n’apporte pas forcĂ©ment beaucoup Ă  son Ă©quipe sur le plan du jeu mais qui est toujours bien placĂ© pour la mettre au fond Ă  un moment de la partie. Comme Ă  cĂ´tĂ© de cela, les PhocĂ©ens ne disposent pas d’une arme secrète, Ă  l’image d’un Juninho qui marquait souvent sur coup-franc pour les Lyonnais les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes (mais que fait Lucho ?) dĂ©bloquant ainsi la situation pour son Ă©quipe, cela complique forcĂ©ment plus les choses.

Et si les Marseillais n’ont pas les joueurs devant pour faire la diffĂ©rence, ils s’en remettent forcĂ©ment Ă  la rĂ©ussite. Celle-lĂ  mĂŞme qui permit Ă  Diawara de pousser le morceau de cuir au fond des filets contre Lorient, alors qu’il ne restait qu’une poignĂ©e de seconde, donnant aux Marseillais trois points prĂ©cieux. Mais voilĂ , ce soir, pour le premier match de Galtier en tant qu’entraĂ®neur numĂ©ro 1 des « Verts », après le limogeage de Perrin, la rĂ©ussite a choisi son camp. Car si Janot a repris le ballon de KonĂ© dans son tĂŞte Ă  tĂŞte avec le petit Ivoirien, il ne s’en est fallu vraiment que d’un souffle pour que Baki marque pour l’OM. La tĂŞte de Mbia repoussĂ©e sur la ligne est du mĂŞme ordre d’idĂ©e. Lucho et Brandao qui ne parviennent ni l’un, ni l’autre Ă  couper efficacement des centres pour quelques millimètres montrent Ă©galement que les Dieux du football n’ont pas voulu aider l’OM ce soir. Enfin, on pourra toujours se consoler en se disant que la rĂ©ussite n’a pas plus aidĂ© les StĂ©phanois sur les deux seules actions franches qu’ils se sont procurĂ©s par Bergessio et Matuidi, Mandanda effectuant de belles parades Ă  chaque fois.

Si le prĂ©sident Dassier et l’entraĂ®neur Deschamps ont dit et rĂ©pĂ©tĂ© qu’il ne faudrait pas trop compter sur le mercato d’hiver pour vraiment se renforcer, on souhaite Ă©videmment qu’ils revoient leur position. Avec Niang blessĂ©, l’OM ne dispose plus de joueurs rĂ©ellement capables de faire la diffĂ©rence, de provoquer cette fameuse rĂ©ussite Ă©voquĂ©e ci-dessus. En effet, Brandao a toutes les qualitĂ©s du monde, sauf la principale ĂŞtre un buteur. KonĂ© n’est pas suffisamment dĂ©cisif, mĂŞme si le petit lutin phocĂ©en apporte Ă  son Ă©quipe. Lucho n’arrive pas Ă  s’affirmer comme LA star que l’OM attend, ce joueur capable de faire basculer un match sur un trait de gĂ©nie. Morientes a fini sa carrière et celle de Ben Arfa devrait se continuer sous un autre maillot… Si l’on vous dit que Cheyrou est cramĂ© en cette fin d’annĂ©e, il ne faut plus en rajouter car la coupe est dĂ©jĂ  pleine ! La conclusion s’impose naturellement Ă  nos chers dirigeants : acheter un ou deux joueurs capables de faire la diffĂ©rence et de marquer des buts ! En 2010, avec le retour en forme de Niang et de Cheyrou, la montĂ©e en puissance de Lucho et la confirmation d’Abriel, l’OM sera alors capable d’aller chercher des Girondins qui pour l’instant ne craignent pas grand monde dans ce championnat de L1. Mais il reste encore un match aux Marseillais avant la trĂŞve qu’il ne faudra pas manquer, la rĂ©ception d’Auxerre. Il sera ensuite temps de parler transfert…

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OM 1-3 Real Madrid : Encore des regrets

Un match contre le Real avec une éventuelle qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, c’est évidemment un événement hors norme. Il n’était donc pas étonnant que l’ambiance du stade Vélodrome soit super chaude à l’entame de la rencontre. Seulement, cette équipe de Madrid est composée de tels joueurs qu’il n’a pas fallu longtemps pour que la ferveur s’atténue considérablement. En effet, au bout de seulement quatre petites minutes, Cristiano Ronaldo avait déjà frappé en plaçant un coup franc extraordinaire dans la lucarne de Mandanda qui ne pouvait qu’effleurer le ballon. L’exploit que tout le monde attendait devenait déjà plus compliqué à atteindre…

Sauf que l’OM n’était pas prêt d’abdiquer. Loin de se démobiliser, les Olympiens repartirent de plus belle grâce notamment à un Taiwo de nouveau actif dans son couloir gauche. D’ailleurs, c’est sur une montée rageuse du Nigérian que l’OM allait trouver la faille. Un centre parfait du Nigérian au second poteau atterrissait sur Brandao dont la tête était repoussée sur la ligne. Mais le ballon revenait alors sur Lucho qui se muait de nouveau en buteur grâce à une demi-volée au ras du poteau. La folie regagnait alors les travées du Vélodrome d’autant que quelques minutes plus tard, tout le stade apprenait à l’unisson l’ouverture du score de Zürich face à Milan… l’exploit était alors à portée des mains des Marseillais.

Mais il faut bien reconnaître que malgré toutes les bonnes volontés du monde, il y avait une grosse différence entre les deux équipes ce mardi soir. A quatre reprises, on put ainsi pousser un ouf de soulagement tant le Real se créait les meilleures occasions sans marquer. Mandanda sortit ainsi de belles parades face à Marcelo notamment, permettant ainsi encore à l’OM d’exister dans cette rencontre. Mais la réussite ne fut pas au rendez-vous à l’heure de jeu quand sur un corner repoussé par la défense olympienne, Albiol trompa la vigilance du gardien marseillais. A 1-2, l’espoir s’émiettait encore un peu…

Mais là encore, les Phocéens ne perdirent pas totalement confiance et se jetèrent de nouveau dans la bataille. Et sur une ouverture de Lucho, Niang rentra dans la surface avant d’être sévèrement fauché par Casillas. L’arbitre de la rencontre n’hésita pas une seconde pour désigner le point de penalty mais ne sortit qu’un carton jaune au gardien madrilène qui anéantissait pourtant une réelle occasion de but. Pire, l’OM allait perdre sur cette action leur attaquant vedette, blessé à l’épaule et certainement absent pour plusieurs semaines. Et pour finir dans la sinistrose, Lucho trouvait la transversale en tirant le penalty ! Marseille venait de laisser passer sa chance de renverser encore la tendance…

Surtout que quelques minutes plus tard, Cristiano Ronaldo allait dĂ©finitivement sceller le sort de cette rencontre. Parti en profondeur, il allait profiter d’une sortie hasardeuse de Mandanda loin de ses buts pour voir le ballon contrĂ© par Diawara lui revenir dans les pieds. Face au but, l’un des meilleurs joueurs du monde allait de nouveau faire la diffĂ©rence. On peut d’ailleurs finalement regretter qu’au match aller, Diawara ait blessĂ© Ronaldo, ce dernier n’ayant pas Ă©tĂ© prĂ©sent face Ă  la double confrontation contre le Milan, ce qui a bien arrangĂ© les Italiens… Mais au final, l’OM ne peut s’en prendre qu’à lui-mĂŞme. Ce n’est d’ailleurs certainement pas sur cette rencontre face au Real que les Olympiens ont laissĂ© passer leur chance mais plutĂ´t face Ă  Milan qui n’a pu faire mieux ce mardi soir que match nul Ă  ZĂĽrich. En Ă©tant incapables de battre une Ă©quipe milanaise vieillissante, les Marseillais n’ont pas su rĂ©pondre prĂ©sents au bon moment. Comme d’habitude, serait-on tentĂ© de dire puisque cela fait maintenant trois ans que l’OM Ă©choue aux portes des huitièmes de finale. Et comme chaque annĂ©e, il faudra donc aller jouer la consolante…

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OM 2-0 Boulogne : Marseille confirme en championnat

Tout le monde attendait avec impatience la composition de l’Ă©quipe de Didier Deschamps sans le capitaine Mamadou Niang. On a pu remarquer que l’entraineur marseillais a choisi de retourner Ă  son 4-4-2. Avec KonĂ© pour tourner autour de Brandao Ă  la pointe de l’attaque. En dĂ©fense, les titulaires indiscutables Ă©taient prĂ©sents et au milieu Mbia, Cheyrou, Abriel et Lucho complĂ©tĂ©s le tableau. Cette Ă©quipe Ă©tait forcĂ©ment la plus logique. Nottament afin de permettre Ă  Lucho et Abriel de continuer Ă  se trouver. On peut dire que Deschamps avait optĂ© pour une Ă©quipe très offensive puisque seul Mbia et la charnière Ă©tait dĂ©fensifs.

Dès l’entame de match on a senti les olympiens dans le match. Ils surent se crĂ©er de nombreuses occasions sans pour autant rĂ©ussir Ă  les concrĂ©tiser. Ce qui a eu le don d’agacer lĂ©gèrement le public marseillais. Il faut aussi souligner que les marseillais se sont heurtĂ©s Ă  un mur boulonais puisqu’on pouvait compter sept ou huits joueurs de boulogne en dĂ©fense Ă  chaque attaque olympienne.

Quelques occasions furent assez chaude comme Ă  la 3ème minute lors d’un centre de Bonnart oĂą KonĂ© veut reprendre de la tĂŞte mais se manque. C’est Ă  ce moment que Brandao tenta un ciseau juste Ă  cĂ´tĂ©.

Ou encore à la 17ème avec un centre de la gauche par Taiwo, le ballon est repoussé, ça revient sur Cheyrou qui frappe du gauche, ça passe à côté. On peut aussi noter la grosse occasion de Cheyrou encore à la 39ème minute qui frappe avec le pied droit à dix mètres du but mais le gardien sort une belle parade.

En conclusion, les olympiens attaquent mais manquent de réalisme mais aussi un petit peu de folie. Ils ressortirent sous les sifflets du public à la mi-temps. On peut comprendre le public puisque les marseillais ont joué à la passe à dix pendant 45 minutes sans concrétiser.

A la seconde mi-temps les marseillais reprirent vite les choses en main. Et dès le premier corner Cheyrou dĂ©posa le cuire sur la tĂŞte du très dĂ©cisif Heinze. Il fut d’ailleurs le meilleur olympien du match.

Ce but a permis de libĂ©rer les marseillais qui se lachèrent complètement. Presque dans la foulĂ©e, KonĂ© effectua un rush sur le cĂ´tĂ© gauche avant de servir Lucho plein axe. En percussion, l’autre argentin de l’équipe effectua un crochet et rentra dans la surface avant d’être dĂ©stabilisĂ© par Marcq. Le penalty Ă©tait alors indiscutable mais au contraire de mardi soir, ce n’est pas Lucho qui s’y tenta mais Taye Taiwo. Et le NigĂ©rian ne trembla pas pour transformer la sentence qui permettait Ă  l’OM d’assurer une victoire amplement mĂ©ritĂ©e. Nous avons pu apprĂ©cier par la suite l’entrĂ©e consĂ©cutive de Ben Arfa, Morientes et Valbuena. On peut nĂ©anmoins regretter que les marseillais n’ont pas rĂ©ussi Ă  corser l’addition en fin de match.

Toutefois, on se contentera des trois points. C’est une très bonne opĂ©ration que les joueurs rĂ©alisent lĂ . En effet avant la fin de la journĂ©e, on peut remarquer que l’OM s’emapre de la deuxième place et met la pression sur ses principaux concurrents et surtour le choc Lyon-Bordeaux.

Lens 1-0 OM: Le coup d’arrĂŞt

Le premier constat que l’on pouvait faire au début de cette rencontre, c’est que Didier Deschamps avait clairement choisi de faire tourner son effectif pour ce déplacement à Lens. En effet, Bonnart, Heinze, Lucho et Brandao étaient sur le banc en début de match, laissant ainsi la possibilité à Bocaly, Hilton, Koné et Morientes de se montrer. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne les a pas beaucoup vus ! Est-ce à dire que l’entraîneur phocéen s’est trompé ? On ne le pense pas mais quand les quatre joueurs frais n’apportent rien à l’équipe, il est difficile d’en demander davantage aux autres.

Pas étonnant que dans ces conditions, face certainement à l’une des équipes les plus faibles de Ligue 1, le spectacle fut loin d’être enivrant… On peut même le dire haut et fort, on s’est ennuyé ferme durant toute la première période où seul un magnifique arrêt de Mandanda sur une frappe de Maoulida nous a fait quelque peu vibrer. Pour le reste, ce fut des plus médiocres, la faute surtout à une attaque olympienne peu inspirée. Certains mettront peut-être en avant le manque d’automatismes entre Niang, Morientes et Koné mais cette excuse semble un peu trop facile pour des joueurs qui s’entraînent ensemble six fois par semaine !

Cependant, malgrĂ© cet Ă©tat lymphatique, on se disait que l’OM pouvait rĂ©ussir Ă  faire la diffĂ©rence sur un coup de pied arrĂŞtĂ© ou un exploit individuel. On attendait aussi beaucoup des entrants, Ă  l’image d’un Lucho qui a encore Ă©tĂ© intĂ©ressant dans le jeu sans ĂŞtre pour autant dĂ©cisif. Mais tout de mĂŞme, l’OM a su maĂ®triser davantage les dĂ©bats, se procurant ainsi les meilleures occasions de la deuxième mi-temps. Mais les tentatives de Niang, Lucho ou encore Cheyrou furent vaines, la faute Ă  la fois Ă  un manque de luciditĂ© Ă©vident et un très bon Vedran Runje…

Et de l’autre côté, Mandanda n’a pas été en reste. Déjà très bon en première période, le gardien olympien a su être décisif une seconde fois à l’heure de jeu. A l’origine, une incursion de Demont dans la surface de réparation marseillaise fut convertie en penalty à cause d’une faute pas très intelligente d’un Bocaly en manque d’expérience. D’ailleurs, pour être honnête, on se demande encore comment le défenseur latéral droit a pu finir la rencontre puisqu’après avoir été averti, il a encore commis une demi-douzaine de fautes ! Bref, heureusement que Steve était là pour sortir de nouveau un arrêt magnifique en repoussant la frappe de ce même Demont…

Et cet arrĂŞt aurait dĂ» booster davantage toute l’équipe olympienne… Si on a bien senti une rĂ©action, les Marseillais n’ont pas vraiment Ă©tĂ© en mesure d’élever leur niveau de jeu. Et la cause est dĂ©jĂ  toute trouvĂ©e : la Ligue des Champions a encore fait une victime. Alors Ă©videmment que, pour paraphraser Deschamps, cette compĂ©tition pompe de l’énergie mais est-ce vraiment une excuse. Encore une fois, les quatre plus mauvais Olympiens de la soirĂ©e n’étaient pas du onze titulaire Ă  Milan. Alors Ă  un moment donnĂ©, il faut savoir se regarder en face et tirer des conclusions certes sĂ©vères mais rĂ©alistes : cet OM-lĂ  ne prouve pas qu’il a l’étoffe d’un futur champion. Prendre 22 points sur 39 possibles, c’est bien maigre… Et oui, seulement 22 unitĂ©s car en plus d’être peu inspirĂ©s, les Marseillais n’ont pas su rester solides jusqu’à la fin de la rencontre, perdant dans les ultimes secondes Ă  cause d’un coup de pied arrĂŞtĂ© et d’une tĂŞte imparable d’Eduardo. La coupe est donc pleine pour une soirĂ©e qui a tournĂ© en eau de boudin…

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